Société et contexte politique
Arrivée de l’électricité à Chapelle
En 1902, l’électricité est introduite à Chapelle, marquant une étape majeure dans la modernisation du village. Cet équipement transforme progressivement les conditions de vie quotidienne, l’éclairage public et privé, ainsi que les pratiques artisanales et agricoles, inscrivant durablement la commune dans la dynamique technique du XXᵉ siècle.
Fusion communale et fin de l’autonomie administrative
En 2013, Chapelle-sur-Moudon fusionne avec plusieurs communes voisines pour former la commune de Montanaire. Cette réorganisation administrative met fin à l’autonomie communale du village, tout en préservant son identité historique, territoriale et patrimoniale au sein de la nouvelle entité.
Synthèse historique par John Besson
En 1987, John Besson publie une synthèse retraçant près de huit siècles d’histoire de Chapelle. Cet ouvrage de référence fixe durablement la mémoire historique locale et constitue une base essentielle pour la connaissance et la transmission du patrimoine du village.
Construction du château de Chapelle
Vers 1750, le château de Chapelle est édifié. Son implantation transforme durablement le paysage bâti et symbolise l’affirmation d’un pouvoir seigneurial résidentiel, marquant la présence et le statut social des détenteurs de la seigneurie.
Paroisse Saint-Martin et organisation religieuse
En 1228, l’église Saint-Martin est attestée comme église paroissiale. Cette reconnaissance confirme l’existence d’une communauté locale structurée autour d’un centre religieux stable, qui joue un rôle essentiel dans l’organisation spirituelle, sociale et territoriale du village.
Confirmation du jugement en appel à Berne
En novembre 1674, la Chambre des appellations romandes à Berne confirme le jugement rendu à Lucens dans le conflit opposant le seigneur aux communiers. Les frais de justice sont mis à la charge des recourants, ce qui accentue le mécontentement et le ressentiment des habitants.
Renforcement de la justice seigneuriale sous André de Praroman
Dans les années 1660, André de Praroman exerce avec fermeté les droits de moyenne et de basse justice sur la seigneurie de Chapelle. Il renforce le contrôle seigneurial, surveille étroitement la gestion communale et impose une administration centralisée et rigoureuse du territoire.
André de Praroman prend possession de la seigneurie de Chapelle
Vers 1660, André de Praroman devient maître de la terre de Chapelle. Issu de la bourgeoisie lausannoise, il administre désormais la seigneurie de manière directe et méthodique, renforçant le contrôle des droits seigneuriaux, la gestion des terres et l’application des obligations pesant sur les habitants.
Audience à Berne et sanction des communiers
Après démarches et recours, les communiers sont renvoyés devant les instances compétentes; un arrêt réserve leur châtiment. Sur ordre souverain, le bailli de Moudon les fait emprisonner brièvement à Lucens.
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